Nous nous sommes éloignés.
Notre robot autonome a continué à travailler.

Pas dans un laboratoire. Pas dans une démonstration contrôlée. Dans une vraie blanchisserie, pour un travail bien réel.

Notre Gobano Station travaille en autonomie pendant des heures, se remet de ses erreurs et poursuit sa tâche sans intervention humaine.

L’IA physique prend sa place aux côtés des équipes.

Chaque heure de fonctionnement apporte de nouvelles expériences à Toutatis, notre moteur de Reinforcement Learning, et nous aide à améliorer la fiabilité et le débit jour après jour.

Gobano Station · Vidéo du déploiement

Le moment décisif d’un déploiement d’IA physique, c’est celui où le travail peut continuer sans vous.

L’IA physique ouvre la voie à des capacités robotiques toujours plus variées. Les démonstrations montrent des robots qui apprennent à saisir des objets, à manipuler des matériaux inconnus et à réaliser des tâches qui semblaient autrefois hors de portée. Le prochain défi consiste à transformer ces capacités en travail utile sur le site d’un client.

Chez Gobano, c’est notre objectif : déployer des robots qui travaillent en autonomie. Le robot doit répéter sa tâche sans qu’une personne dirige chaque action ou supervise chaque cycle. Dans une blanchisserie, les serviettes bougent, les prises peuvent échouer et les conditions varient. La station doit gérer les erreurs qu’elle sait résoudre, récupérer et poursuivre le travail, pour qu’un salarié puisse se consacrer à une autre activité au lieu de rester aux commandes.

Nous partageons ici notre expérience de ce déploiement en blanchisserie et le jalon atteint : des heures de travail autonome aux côtés de l’équipe du client. Nous expliquons ce qui permet à la station de continuer à fonctionner, ses performances actuelles et la manière dont nous construisons la suite.

GOBANO STATION / LES PERFORMANCES EN BREFUn travail réel. Des résultats concrets.
99,5 %Taux de réussite des tâches
68 %du débit d’un opérateur humain sur une période de 18 h
5 %Amélioration quotidienne du débit du robotGrâce au Reinforcement Learning

Aux côtés des équipes

Un nouveau collègue dans la blanchisserie

Dès le premier jour, la station contribue à la production et permet aux salariés de se concentrer sur d’autres tâches. Elle prend en charge la manipulation répétitive des serviettes aux côtés de l’équipe en place.

Son autonomie porte sur cette tâche. Les salariés assurent la circulation des matières, l’approvisionnement de la station, la maintenance et le fonctionnement de l’ensemble de l’atelier. Ils gèrent également les incidents que le robot ne peut pas résoudre. Ce qui change, c’est qu’ils n’ont plus besoin de diriger chaque mouvement ni de superviser chaque cycle.

Pour le client, le bénéfice est concret : le travail répétitif peut continuer pendant que l’équipe s’occupe du reste de la blanchisserie. La station doit gagner sa place grâce à une production utile et à une répartition claire des responsabilités.

Une opératrice aux côtés de la Gobano Station, équipée de deux bras robotisés, dans une blanchisserie.
Notre Gobano Station manipule des serviettes en autonomie, 24 h/24 et 7 j/7, aux côtés des salariés.
La fiabilité en production

Être fiable, c’est permettre au travail de continuer

Manipuler un vêtement ou une serviette avec une pince robotique peut provoquer des incidents : le tissu se déforme, se plie et glisse pendant le mouvement. Une prise peut échouer ou saisir plusieurs épaisseurs, et un article peut se retrouver dans une position inattendue. Un mouvement qui a fonctionné au cycle précédent peut nécessiter une nouvelle tentative au suivant. Gérer ces variations fait partie du travail.

La récupération autonome permet à la station de réagir à ces difficultés et de reprendre sa tâche. Une tentative infructueuse que le robot résout lui-même n’a pas la même conséquence qu’un arrêt obligeant un salarié à interrompre son activité. C’est pourquoi la réussite d’une tâche et l’autonomie doivent être mesurées séparément.

La mesure pertinente du progrès, c’est le travail accompli entre deux interventions humaines.
LA BOUCLE D’AUTONOMIEVérifier chaque étape. Récupérer et recommencer si nécessaire.
Chaque étape est vérifiée avant de passer à la suivante. Si une étape échoue, la stratégie de récupération ramène la séquence à son point de départ pour une nouvelle tentative.

La récupération prend néanmoins du temps. L’objectif opérationnel est d’accomplir davantage de travail utile entre deux interventions, avec moins de tentatives répétées et moins de temps consacré à la récupération. La mesure du débit doit inclure ce temps pour refléter la production réelle de la station.


Dans les coulisses

Dans les coulisses : réduire les échecs grâce au Reinforcement Learning

Une serviette change de forme lorsqu’elle est saisie et déplacée. Sa position, ses plis et son contact avec la pince influencent la suite. Le contrôleur doit réagir tout au long de la tâche plutôt que rejouer une séquence fixe de mouvements.

Témoignage d’Alexandre Macieira-Coelho, directeur général du groupe Henri Wartner, sur la difficulté de manipuler des serviettes avec un robot.
« Robotiser la manipulation de serviettes est très difficile. Cela paraît très simple, mais c’est très compliqué. » — Alexandre Macieira-Coelho, directeur général du groupe Henri Wartner.

Lors de la présentation de Toutatis, notre moteur de Reinforcement Learning, nous avons expliqué notre approche. Les démonstrations humaines apportent une capacité initiale. Un modèle du monde spécifique à la tâche représente la scène et sa dynamique. Le Reinforcement Learning utilise ensuite l’expérience du robot pour améliorer sa politique de contrôle en fonction des objectifs opérationnels.

La priorité est d’atteindre le niveau de fiabilité requis, puis d’augmenter le débit en le préservant. Un mouvement plus rapide a de la valeur s’il permet d’accomplir davantage de travail sans augmenter le besoin d’intervention humaine.

La politique apprise n’est qu’une composante du système. Elle doit fonctionner avec les capteurs, les pinces, l’enchaînement des étapes et la récupération. C’est leur intégration qui transforme une compétence apprise en une station capable de continuer à travailler sur le site d’un client.

Une première version du robot autonome dans notre laboratoire. Au cours de cette séquence, le robot rencontre plusieurs cas difficiles qu’il ne parvient pas à traiter dès la première tentative. Sa stratégie de récupération remet ces articles dans la zone d’entrée pour réessayer plus tard, jusqu’à terminer le lot.
Apprendre du déploiement

Chaque période de travail nous donne de nouvelles pistes d’amélioration.

Une fois la station autonome, le défi suivant consiste à augmenter sa production utile. Le fonctionnement en production révèle où le temps se perd : tentatives répétées, mouvements lents et récupérations plus longues que nécessaire.

Les démonstrations montrent comment une personne réalise la tâche. Le fonctionnement autonome apporte des données sur le comportement du robot lui-même, notamment les échecs et les situations inhabituelles qui limitent ses performances. Ces observations nous aident à choisir les prochains objectifs d’entraînement.

PRODUCTION → APPRENTISSAGE → PRODUCTIONLe travail fournit le prochain signal d’amélioration.
Le travail autonome produit de l’expérience. Les améliorations mesurées reviennent ensuite en production.

Nous transmettons cette expérience à Toutatis dans une boucle ciblée : identifier le point de blocage, entraîner une meilleure politique, l’évaluer et la redéployer. La comparaison doit prendre en compte le travail accompli, le temps de récupération et les interventions humaines. Un gain de vitesse qui provoque davantage d’arrêts n’est pas une amélioration opérationnelle.

C’est l’intérêt de cette boucle d’apprentissage à partir de la production : relier l’expérience à un échec ou à un retard précis, puis l’utiliser pour viser une amélioration mesurable. Plus la station accomplit de cycles, plus elle crée d’occasions d’apprendre. Chaque mise à jour doit démontrer son intérêt par de meilleures performances sur le terrain.


La suite

Une tâche aujourd’hui. Des robots plus capables demain.

Un robot autonome prend désormais en charge une tâche répétitive dans une vraie blanchisserie, aux côtés des personnes qui la font fonctionner. Voilà à quoi ressemble un déploiement réussi d’IA physique en 2026. Les enseignements tirés du terrain sont précieux : ils révèlent ce qui rend l’autonomie utile en pratique et ce qui permet de la maintenir.

Pour nous, chez Gobano, ce n’est pas un aboutissement, mais une première étape. Nos prochains objectifs sont concrets : des périodes d’autonomie plus longues, une production utile accrue et la capacité de traiter une plus grande variété de matériaux et de tâches.

Nous voulons que chaque nouveau robot bénéficie des échecs, des récupérations et des comportements réussis déjà rencontrés. Rendre cet apprentissage réutilisable d’un déploiement à l’autre, c’est ainsi que nous apporterons des robots plus intelligents et plus capables dans les ateliers industriels.

Nous nous sommes éloignés. Notre robot autonome a continué à travailler.
Nous construisons maintenant ce qu’il pourra accomplir ensuite.

Quelle tâche répétitive confieriez-vous à un robot autonome ?